| |
A
l'âge de treize ans et par pur hasard j'ai découvert
l'équitation. Instantanément je sus que j'entrerai
en équitation comme on entre en religion, avec toute
la flamme que cette passion suscite et tout le renoncement
qu'elle impose.
En 1973, à l'occasion de ma première
expérience
professionnelle je m'aperçu qu'il ne s'agissait pas
seulement d'un sport, mais également d'une philosophie
de l'existence.
La même année, plus qu'une discipline équestre,
je découvrais dans le concours complet d'équitation
un art de vivre empreint d'élégance et de courtoisie.
Par la suite, la direction d'établissements hippiques
m'a permis de comprendre que les problèmes, tant humains
qu'équestres, trouvaient toujours leurs origines dans
un défaut de communication. Cela m'a fait découvrir
puis me passionner pour la pédagogie.
En participant à sa
création puis en dirigeant
le Haras du Lerchenberg, je me trouvais comme le peintre devant
sa toile vierge, qui choisit ses couleurs, qui fait ses mélanges
et réalise le tableau qu'il a imaginé. Dans une
revue équestre, une pouliche que j'avais élevée
fut qualifiée de «Mozart des chevaux ».
Enfin, en tant que Maître de Manège indépendant, je goûte
au plaisir d'enseigner mon art a des cavaliers passionnés par l'équitation et amoureux de leurs chevaux.
|
|